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L'Association des commissions scolaires anglophones du Québec met en garde contre les graves répercussions de l'expansion propos

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Montréal - jeudi, juin 4, 2026

L'Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) exprime de sérieuses inquiétudes quant à l'extension proposée de la Charte de la langue française (loi 101) par le biais du projet de loi 96 au secteur de l'éducation des adultes et de la formation professionnelle de langue anglaise.

Tout en soutenant fermement la protection et la promotion de la langue française au Québec, l'ACSAQ met en garde contre le fait que l'élargissement de la portée de la Charte à l'éducation permanente est une mauvaise approche pour atteindre cet objectif et miner la vitalité économique du Québec.

les programmes d'éducation des adultes et de formation professionnelle offerts par les commissions scolaires anglophones sont bien établis, connaissent un grand succès et intègrent déjà des composantes en français qui préparent les apprenants adultes à vivre, étudier et travailler au Québec", a déclaré Joe Ortona, président de l'ACSAQ, "Ces programmes aident chaque année des milliers de Québécois à obtenir des diplômes d'études secondaires, à acquérir des compétences spécialisées, des qualifications reconnues par l'industrie et des compétences en français pour entrer sur le marché du travail ou poursuivre leurs études". Restreindre l'accès à ces programmes risque de créer des obstacles inutiles pour les apprenants tout en affaiblissant les voies d'accès à l'emploi et à la participation économique, et ce pour des raisons politiques.

L'ACSAQ souligne en outre que la formation professionnelle en anglais joue un rôle essentiel pour remédier aux pénuries de main-d'œuvre dans des secteurs clés, notamment la construction, les services de santé et les technologies de l'information. À un moment où les employeurs du Québec luttent pour recruter des travailleurs qualifiés, limiter l'accès à ces programmes éprouvés risque d'aggraver les pénuries de main-d'œuvre existantes et de compromettre les objectifs plus larges de la province en matière d'économie et de marché du travail. "Nous croyons qu'il existe des moyens plus efficaces et plus constructifs de renforcer et de promouvoir la langue française sans restreindre l'accès à l'éducation, a ajouté le président, et que l'amélioration de l'apprentissage du français dans les programmes de formation professionnelle et d'éducation des adultes, tout en soutenant des modèles pratiques de formation bilingue, servirait mieux les apprenants, le marché du travail du Québec et l'économie de la province.

L'ACSAQ demande au gouvernement du Québec de s'engager dans une consultation significative avec les partenaires de l'éducation et de rechercher des solutions équilibrées qui respectent à la fois les objectifs linguistiques et l'accès équitable à l'éducation continue et à la formation de la main-d'œuvre.

L'ACSAQ est la voix de l'enseignement public anglophone au Québec, représentant environ 100 000 élèves dans plus de 300 écoles primaires et secondaires, ainsi que dans des centres d'éducation des adultes et de formation professionnelle à travers la province.